Le trafic de bois illégal


L’abattage illégal contribue à la destruction de forêts à de très forte valeur écologique comme par exemple l’Amazonie, les forêts du Congo et refoule les populations autochtones qui dépendent de ces forêts. Concernant l’Europe, ce sont les dernières forêts anciennes des Carpates qui sont le plus menacées. Le trafic de bois illégal est le crime environnementale le plus lucratif et privé des pays en développement. On estime qu’entre 15 et 30 % du bois exploité mondialement est illégal, mais ce taux reste bien plus élevé dans certaines régions du monde.

L’Union européenne est un des plus grands consommateurs mondiaux de bois, et en importe depuis les grands bassins forestiers tropicaux, les forêts boréales mais aussi depuis la Chine. La Belgique est quant à elle le 6ème importateur de bois provenant de ces régions. Du bois originaire de pays où la corruption est main courante arrive au port d’Anvers ; 9 % de ces importations proviennent même d’états fragiles ou en conflit.

Afin de supprimer cette exploitation illégale qui détruit des forêts entières, il faut agir non seulement dans les pays d’origine, mais aussi en Europe. Cette dernière s’est munie d’un plan d’action FLEGT*, c’est à dire que des structures de vérification de légalité sont mises en place dans les pays d’origine à travers un processus participatif et du côté européen, l’importation de bois illégal est interdite par le Règlement Bois l’Union Européenne (RBUE) en vigueur depuis 2013.

 

 

 

 

*FLEGT : Forest Law Enforcement Governance and Trade